© la soi-disant gestion des chasseurs

Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /2009 15:35
© Jean Marie et Anne Marie Hardouin 2008-2009. Toute reproduction interdite.

Pour débuter l’année, découvrons la soi-disant « gestion » effectuée par les chasseurs. En effet, ces derniers prétendent « gérer » la faune : à les écouter, ils sont des « protecteurs » qui ne font que                « prélever » des animaux afin de les « réguler ». Mais alors, pourquoi lâchent-ils tous les ans des millions d’animaux d’élevage dans la nature, bonne question hein !
Voyons, à l’aide de quelques images accompagnées de textes explicatifs, à quoi s’apparente réellement cette « gestion » qui n’est finalement qu’un subterfuge*.

* « échappatoire, moyen détourné et artificieux pour se tirer d’embarras. »



Corbeau mort : ce corbeau suspendu nous donne la nausée, les tueurs n’ont visiblement aucun sentiment et respect. Ils pensent sans doute faire fuir les autres volatiles ainsi, piteuses mentalités.



Cage à corvidés : cette cage appelée corbeautière leur est très utile, car ils n’ont même pas à acheter des cartouches. La France est sans doute (et encore !) l’un des quelques pays d’Europe à autoriser ce moyen de capture.


Cage à corvidés* : Nous avons constaté plusieurs fois que ces dernières n’étaient pas toujours en règle : manque d’eau et de nourriture fréquent. Ces pièges nécessitant des appelants vivants, ce sont ainsi des milliers d’oiseaux qui passeront leur courte vie emprisonnés dans un espace minuscule, dans l’unique but d’attirer leurs semblables. Nos braves « gestionnaires » s’accaparent ainsi des oiseaux (qu’ils font classés  « nuisibles ») pour en tuer d’autres !

* : En arrière-plan, on distingue une chatière pour piéger les renards.



Cartouches : A voir le nombre imposant de cartouches délaissées, on comprend que leur sans-disant gestion n’est qu’une mascarade. Ces hypocrites s’amusent à tuer des animaux sans défenses, tout en polluant la nature manifestement sans remord. Il faut savoir que des milliers tonnes de plomb ou autres métaux sont déversé annuellement dans la nature par nos fameux « gestionnaires ».



Cette cartouche avec toute sa charge a été perdue par un chasseur irresponsable, elle a du reste été trouvée à proximité d’habitations, et le plus inquiétant, c’est que des enfants jouent régulièrement sur cette zone.


Cette autre cartouche ayant elle aussi toute sa charge a quant à elle été trouvée en bordure de route. Nous avions fait remarquer à cette époque à l’un des chasseurs de ce secteur, la gravité et la dangerosité que cela pouvait avoir, à notre plus grande stupéfaction ce dernier nous avait répondu que cela pouvait arriver et que bien entendu ils étaient assurés, pas très rassurant comme réponse, mais leurs niveaux intellectuels ne leurs permet peut-être pas de dire grand-chose d’autre !.


Faisans d’élevage : voici l’un des très nombreux élevages de faisans. Ces derniers seront lâchés dans la nature très souvent quelques heures avant que les fusillots arrivent. Dans d’autres cas, ils sont lâchés dans un champ de betteraves le soir et le lendemain matin arrivent des chasseurs avec leurs chiens pour s’entrainer à localiser les volatiles d’élevage et les tirer, ces messieurs disent qu’ils gèrent !

      *Voici les chiffres officiels du Syndicat National des Producteurs de Gibier de Chasse (SNPGC) :

      Une production annuelle en France de :

      -14 millions de faisans
      -5 millions de perdrix grises et rouges
      -1 million de canards colverts
      -120000 lièvres
      -10000 lapins de garenne
      -500 tonnes de viandes de cerfs
      -170 tonnes de viande de daims

      Notes importantes :

      -seuls 70% des éleveurs adhèrent à ce syndicat.
      -parmi les animaux lâchés, beaucoup proviennent d'importations des pays de l'Est.

      Donc ces chiffres sont très inférieurs à la réalité !!





Canards d’élevage : encore un exemple d’élevage. Ces canards, eux aussi peu farouches, seront mis dans la nature, toujours dans le but de faire plus de cibles pour ces « gestionnaires »… qui rappelons-le, lâchent des millions d'animaux d’élevage dans la nature, mais seulement ceux qu’ils peuvent boustifailler, sinon cela ne les intéresse pas.



Cerf et sanglier mort non retrouvé : ils « gèrent » et « prélèvent » tellement bien, qu’il arrive souvent de trouver des animaux morts dans la nature. En effet, il est bon de savoir qu’il est fréquent que l’animal tiré ne soit pas tué sur le coup. Etant souvent peu ou mal recherchés, c’est ainsi que des millions d’animaux meurent lentement et douloureusement dans la nature sans jamais être retrouvés.



Massacre de renards : ces renardeaux et renards ont été massacrés avec une violence inouïe par des déséquilibrés (quand on pratique une telle barbarie, on ne peut pas être normal dans sa tête). Je vais vous expliquer pourquoi ces « protecteurs » s’acharnent contre ces pauvres bêtes. Comme vous l’avez constaté précédemment, chaque année plusieurs millions d’animaux d’élevage sont lâchés dans la nature par les chasseurs afin qu’ils aient plus de viande à se mettre au bout du fusil. Mais ces animaux peu farouches sont vulnérables, car ils ne sont pas adaptés à la vie sauvage. Ils deviennent donc des proies faciles pour les prédateurs, en particulier pour les renards. Ainsi, les chasseurs considèrent les renards comme des concurrents qu’il faut exterminer à tout prix ! Ce qu’ils font toute l’année en les faisant classés « nuisibles » et en les éliminants par : piégeage, chasse au tir, battues, tirs d’été (à partir du 1er juin !), déterrage, enfumage des terriers, tir de nuit par les lieutenants de louveterie, etc., ainsi que d’autres pratiques plus ou moins légales.


Le piégeage : il n’y a pas d’âge minimum pour devenir piégeur agréé. Dès lors que l’on possède la force physique de tendre un piège, et que l’on est muni de l’autorisation des parents, on peut s’inscrire à une formation et le tour est joué. Par chez nous, ce sont par exemple des jeunes filles d’à peine 12 ans qui se sont engagées dans cette voie. Allez, encore un petit effort, et ils seront piégeurs à la sortie de la maternelle…


Ce panneau annonçant un passage à niveau a été criblé de plombs, sans doute après un repas de chasse bien arrosé, après ils diront qu’ils gèrent, par contre le panneau de signalisation lui il a mal digéré leurs imbécilités.


CONCLUSION IMPORTANTE :

Autrefois, l’argument des chasseurs était « la tradition ». Mais les traditions cruelles disparaissant, les chasseurs se sont aperçus que « tradition » n’est plus un prétexte valable. L’écologie prenant de l’ampleur, ils ont eu l’idée d’un nouvel argument plus à la mode, celui de la « gestion de la faune ».

Tout d’abord, la moitié des espèces chassées sont migratrices. Elles ne peuvent donc pas être gérées (et encore moins avec des coups de fusil !). Ensuite, chaque année, des millions d’animaux sont lâchés dans la nature : belle « gestion », belle « régulation » ! Quant à la plupart des carnivores (renards, etc.), ils sont systématiquement détruits car les chasseurs les considèrent comme concurrents ! De plus, il ne faut pas oublier que des espèces chassées sont menacées et qu’il existe des chasses commerciales (les chasseurs tirent à volonté après avoir payés). C’était quelques exemples de leur « gestion de la faune »

Et si la chasse devenait une vraie « gestion de la faune », encore faudrait-il admettre que « gérer » signifie tuer ! Non, « gestion » doit aller avec « protection », comment prétendre protéger l’animal tué ? Rappelons également que dans un canton Suisse, la chasse est interdite et des personnes (techniciens ONCFS) ont pour rôle de gérer la faune : tout se passe très bien, nul besoin de chasseurs armés !

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