Vendredi 14 novembre 2008
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21:00
© Jean Marie et Anne Marie Hardouin 2008-2009. Toute reproduction interdite.
Qu’est-ce qu’un GIC (Groupement d’Intérêt Cynégétique) ? Que font-ils réellement ?
Du début à la fin mars, si vous apercevez dans les champs des individus un peu partout, ce sont les présidents de GIC qui, accompagnés d’un technicien de la fédération des chasseurs, ainsi que des chasseurs du secteur qui pratiquent leur comptage annuel d’animaux. Ceci pour, bien entendu, savoir combien ils vont pouvoir canarder d’animaux dès la prochaine ouverture de la chasse. À ce jour, on dénombre 51 GIC en Seine-Maritime.
Ils nomment cela un comptage à blanc. Mais comme ce sont les chasseurs qui comptent les animaux qu’ils vont tuer, on est en droit de se poser la question sur les chiffres avancés par ces derniers…
Je sais de quoi je parle, car nous avons déjà assisté à ce genre de comptage deux fois, et comme par hasard, nos chiffres étaient toujours inférieurs aux leurs. Il est bien évident que pour cela, ces derniers n’avait aucune idée sur le but de notre présence à leurs côtés, mais savait que nous étions présent.
Je vais vous citer des exemples de ce que pratiquent les GIC. Même si c’est autorisé, beaucoup de personnes ignorent tout cela, mon rôle est donc de vous faire découvrir par de l’information, et non de la propagande antichasse comme l’a écrit un certain président de GIC (mais bon, ce dernier n’a, je pense, rien compris dans ça petite tête).
Voici donc quelques exemples :
Lorsqu’il s’agit de la régulation des prédateurs : ils organisent du piégeage à grande échelle : " si le paquet a été mis sur la régulation des prédateurs, un piégeage à grande échelle, est encore insuffisant pour contenir la démographie galopante du petit canidé." Pas étonnant que le GIC, que l’on pourrait aussi surnommer " Groupement d’Intérêts des Chasseurs ", veuille renforcer ses efforts de régulation en direction du renard, mais également du blaireau.
Toutes les subventions de la fédération sont ici, intégralement reversées aux intéressés (piégeurs) par le GIC. Certains vont même jusqu'à mettre à disposition de leurs adhérents des chatières, des petites et grandes cages à corvidés.
Ils « subissent » aussi la présence du Busard Saint-Martin, mais faut-il s’en inquiéter, puisque ces oiseaux présents toute l’année sont protégés ? Eh bien oui, un président de GIC (celui qui prétend que je fais de la propagande antichasse) nous a expliqué selon les dires d'un membre de sa famille, comment se débarrasser d’un Busard Saint-Martin. Il a rajouté : « Le busard, il nous bouffe une perdrix par jour » !
Également en parallèle, il existe le tir de nuit : avec le concours du lieutenant de louveterie du secteur, l’un d’entre eux, en quatre mois en 2007, a tué pas moins de 70 renards, cela sur de très nombreuses communes et toujours en pleine nuit bien évidemment. (J’ai déjà expliqué dans un autre article la façon dont les lieutenants de louveterie tuent les renards la nuit).
Chaque GIC compte un certain nombre de piégeurs (les sauveurs de l’humanité !), qui sont généralement encouragés par tous les moyens : dotation en pièges à lacet beliste, fourniture de deux lacets par renards pris et prime de 5 € par renard sur présentation du carnet de piégeage. De plus, cette dernière est complémentaire de celle fournie par les fédérations des chasseurs et dont le montant est aussi de 5 €. Certains vont même jusqu’à instaurer une indemnité aux chauffeurs de véhicule pour les comptages de nuit ou les battues, elle s’élève à environ 30 €.
Il est fréquent que les GIC effectuent des lâchés de faisans pour repeupler leurs terrains de chasse, vous aurez donc compris pourquoi ils s’acharnent à massacrer tous les renards.
D’autres offre un agrénoir tous les 20 ha. En effet, ils agrainent les animaux, mais pour mieux les massacrer pendant la chasse. Oui, ce sont des individus qui gèrent, mais surtout ils gèrent à leur façon, et les GIC ne sont en réalités là que pour préserver le « gibier », et surtout s’adonner à exterminer tout animal (concurrent ?) ayant le statut de « nuisible ».
Regarder comment ce champ de betteraves a été
encerclé par des chasseurs qui gèrent, si un renard ce trouve à l’intérieur, comment ce dernier pourrait-il s’en sortir, il n’a aucune chance, mais ce jour-là goupil n’était pas dans ce champ, sans
doute faisait-il comme moi, il regardait à distance tous ces délinquants de la gâchette qui fond tant de morts par an.
Comme nous avait dit un président de GIC, un busard
saint martin, ça nous bouffe une perdrix par jour, décidément ça leur monte à la tête.
Regardez la patte avant droite, cette dernière est
esquintée, sans doute que l’animal a dû mettre de très longues heures pour ce libérer d’un piège, et peut-être que son ange gardien lui avait prêter main-forte, seul le renard le sait et ainsi
avant de s’éloigner a-t-il voulu dire merci à son sauveur ?
Ce renard exprime très bien à sa façon
ce qu’il pense des GIC (goupement d’intérêt cynégétique).
Pour finir, condamnation d’un président de GIC, ce
qui prouve bien que certains n’hésitent pas à être hors la loi, car se croyant sans doute au-dessus des lois.
Qu’est-ce qu’un GIC (Groupement d’Intérêt Cynégétique) ? Que font-ils réellement ?
Du début à la fin mars, si vous apercevez dans les champs des individus un peu partout, ce sont les présidents de GIC qui, accompagnés d’un technicien de la fédération des chasseurs, ainsi que des chasseurs du secteur qui pratiquent leur comptage annuel d’animaux. Ceci pour, bien entendu, savoir combien ils vont pouvoir canarder d’animaux dès la prochaine ouverture de la chasse. À ce jour, on dénombre 51 GIC en Seine-Maritime.
Ils nomment cela un comptage à blanc. Mais comme ce sont les chasseurs qui comptent les animaux qu’ils vont tuer, on est en droit de se poser la question sur les chiffres avancés par ces derniers…
Je sais de quoi je parle, car nous avons déjà assisté à ce genre de comptage deux fois, et comme par hasard, nos chiffres étaient toujours inférieurs aux leurs. Il est bien évident que pour cela, ces derniers n’avait aucune idée sur le but de notre présence à leurs côtés, mais savait que nous étions présent.
Je vais vous citer des exemples de ce que pratiquent les GIC. Même si c’est autorisé, beaucoup de personnes ignorent tout cela, mon rôle est donc de vous faire découvrir par de l’information, et non de la propagande antichasse comme l’a écrit un certain président de GIC (mais bon, ce dernier n’a, je pense, rien compris dans ça petite tête).
Voici donc quelques exemples :
Lorsqu’il s’agit de la régulation des prédateurs : ils organisent du piégeage à grande échelle : " si le paquet a été mis sur la régulation des prédateurs, un piégeage à grande échelle, est encore insuffisant pour contenir la démographie galopante du petit canidé." Pas étonnant que le GIC, que l’on pourrait aussi surnommer " Groupement d’Intérêts des Chasseurs ", veuille renforcer ses efforts de régulation en direction du renard, mais également du blaireau.
Toutes les subventions de la fédération sont ici, intégralement reversées aux intéressés (piégeurs) par le GIC. Certains vont même jusqu'à mettre à disposition de leurs adhérents des chatières, des petites et grandes cages à corvidés.
Ils « subissent » aussi la présence du Busard Saint-Martin, mais faut-il s’en inquiéter, puisque ces oiseaux présents toute l’année sont protégés ? Eh bien oui, un président de GIC (celui qui prétend que je fais de la propagande antichasse) nous a expliqué selon les dires d'un membre de sa famille, comment se débarrasser d’un Busard Saint-Martin. Il a rajouté : « Le busard, il nous bouffe une perdrix par jour » !
Également en parallèle, il existe le tir de nuit : avec le concours du lieutenant de louveterie du secteur, l’un d’entre eux, en quatre mois en 2007, a tué pas moins de 70 renards, cela sur de très nombreuses communes et toujours en pleine nuit bien évidemment. (J’ai déjà expliqué dans un autre article la façon dont les lieutenants de louveterie tuent les renards la nuit).
Chaque GIC compte un certain nombre de piégeurs (les sauveurs de l’humanité !), qui sont généralement encouragés par tous les moyens : dotation en pièges à lacet beliste, fourniture de deux lacets par renards pris et prime de 5 € par renard sur présentation du carnet de piégeage. De plus, cette dernière est complémentaire de celle fournie par les fédérations des chasseurs et dont le montant est aussi de 5 €. Certains vont même jusqu’à instaurer une indemnité aux chauffeurs de véhicule pour les comptages de nuit ou les battues, elle s’élève à environ 30 €.
Il est fréquent que les GIC effectuent des lâchés de faisans pour repeupler leurs terrains de chasse, vous aurez donc compris pourquoi ils s’acharnent à massacrer tous les renards.
D’autres offre un agrénoir tous les 20 ha. En effet, ils agrainent les animaux, mais pour mieux les massacrer pendant la chasse. Oui, ce sont des individus qui gèrent, mais surtout ils gèrent à leur façon, et les GIC ne sont en réalités là que pour préserver le « gibier », et surtout s’adonner à exterminer tout animal (concurrent ?) ayant le statut de « nuisible ».
Regarder comment ce champ de betteraves a été
encerclé par des chasseurs qui gèrent, si un renard ce trouve à l’intérieur, comment ce dernier pourrait-il s’en sortir, il n’a aucune chance, mais ce jour-là goupil n’était pas dans ce champ, sans
doute faisait-il comme moi, il regardait à distance tous ces délinquants de la gâchette qui fond tant de morts par an.
Comme nous avait dit un président de GIC, un busard
saint martin, ça nous bouffe une perdrix par jour, décidément ça leur monte à la tête.
Regardez la patte avant droite, cette dernière est
esquintée, sans doute que l’animal a dû mettre de très longues heures pour ce libérer d’un piège, et peut-être que son ange gardien lui avait prêter main-forte, seul le renard le sait et ainsi
avant de s’éloigner a-t-il voulu dire merci à son sauveur ?
Ce renard exprime très bien à sa façon
ce qu’il pense des GIC (goupement d’intérêt cynégétique).
Pour finir, condamnation d’un président de GIC, ce
qui prouve bien que certains n’hésitent pas à être hors la loi, car se croyant sans doute au-dessus des lois.
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