Dimanche 31 août 2008
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À compter du premier septembre 2008 ouverture de la chasse à l’approche en forêt domaniale de Roumare (76) comme du reste dans d’autres départements et forêts
domaniales française.
Comme tous les ans, les tueurs du crépuscule et de l’aube, munis de leur carabine à lunette vont venir en forêt assouvir leurs instincts pervers, et malheureusement ce sont les cerfs et les
chevreuils qui vont faire les frais de cette tuerie annuelle.
Je vais donc vous en dire un peu plus sur cette pratique inadmissible, mais autorisée en France.
Les tueurs arrivent en véhicule utilitaire ou en 4X4, souvent accompagnés d’un agent de L’ONF, ou bien parfois seuls. Ils sont ainsi déposés à proximité, il fait souvent encore nuit.
Il y a environ trois ans en forêt de Roumare, AM et moi nous étions arrivés de nuit pour photographier le brame du cerf. Ce jour-là (comme bien d’autre d’ailleurs), à peine étions-nous arrivés que
nous avons sursauté, une énorme détonation venait de déchirer la brume matinale à moins de 100 mètres de nous, un cerf venait de se faire tirer. Je me rappelle aussi qu’une autre fois, alors
que nous étions postés, une balle est venue s’éclater sur l’arbre contre lequel nous nous étions cachés : je ne vous dis pas notre émotion ce jour-là, car le projectile était passé à moins de
trois mètres de nos têtes.
Ces individus profitent que la chasse à l’approche ouvre à compter du début septembre, alors que c’est la saison d’accouplement pour les cerfs et les biches, pour venir les tuer presque à bout
portant dès leur descente de véhicule, ils n’ont que quelques centaines de mètres, et même très souvent que quelques dizaines de mètres à faire pour se retrouver quasiment nez à nez avec un cerf.
J’insiste, comme c’est la période de reproduction, les cerfs sont beaucoup plus vulnérables, car ils sont moins sur leurs gardes à cette époque là. Comme nous l’avait dit un de ces barbares, il est
plus facile à les tirer à la période du rut.
Je ne peux m’empêcher de vous faire découvrir les tarifs exorbitants de la chasse à l’approche.
Voici donc les tarifs faramineux des taxes d’abattage et autre concernant les cerfs et les chevreuils pour la période 2007 en forêt domaniale de Roumare. Tous les renseignements qui suivent m’ont
été fournis au téléphone par une personne de L’ONF :
Taxe d’accompagnement pour une licence guidée : 160 € ou taxe d’accompagnement en dirigé seul : 80 €
Pour les chevreuils la venaison est comprise.
Exemple de taxe de tir :
Pour un brocard de quatre pointes (se sont leurs propres termes) : licence guidée 160 €, plus taxe d’abattage de 200 € plus 25 € de bracelet = 385
€, pour un brocard de six pointes la taxe de tir s’élève à, licence guidée 160 €, plus taxe d’abattage de 320 €, plus 25 € de bracelet = 505 €
Pour un daguet la taxe de tir s’élève quant à elle à, licence guidée 160 €, plus taxe d’abattage 470 €, plus 190 € de bracelet = 820
€
Pour un cerf de six cors, la taxe de tir s’élève à, licence guidée 160 €, plus taxe d’abattage 600 €, plus 200 € de bracelet = 960 €, pour un
cerf de dix cors là, la taxe monte à, licence guidée 160 €, plus taxe d’abattage 1000 €, plus 200 € de bracelet = 1360 €.
Maintenant, tenez-vous bien, car cela devient du délire.
Pour les autres cerfs, c’est selon la cotation de ce dernier, et comme ils disent, c’est le trophée qui fait le prix, cela commence à, licence guidée 160 €, plus taxe d’abattage 1500 €, plus 200 €
de bracelet = 1860 €, pour aller jusqu’à, licence guidée 160 €, plus taxe d’abattage 4000 €, plus 200 € de bracelet = 4360 €.
Cela peut même aller, dans certain cas, mais là c’est beaucoup plus rare jusqu’à la somme de : licence guidée 160 €, plus taxe d’abattage 6000 €, plus 200 € de bracelet = 6360 €, soit l’équivalent du prix d’une petite voiture, car plus le trophée est important, plus la taxe d’abattage est importante elle aussi !
Voilà, je viens de vous faire découvrir ce que beaucoup de gens ignoraient sans doute : la chasse à l’approche ! les animaux ne sont pas des objets, il est aberrant de récupérer tant d’argent en
échange de l’autorisation de les tuer.
Lundi 4 août 2008
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© Jean Marie et Anne Marie Hardouin 2008-2009. Toute reproduction interdite.
J'ai lu que les dates d'ouverture de la chasse aux oiseaux d’eau ont été fixées pour la fin août, ce qui est très encouragent pour l'avenir, car par rapport aux autres années les dates d'ouverture
se faisaient en principe fin juillet, donc si cela est respecté (ça, c'est autre chose) ça ira dans le bon sens.
Par contre, je vais vous parler des dates de chasse qui se pratique en plaine (dans les maïs), car là c'est tout le contraire, alors, quand ça va dans le bon sens on le dit, mais quand ça va dans
le mauvais sens il faut le dire aussi, c'est ce que je vais vous dévoiler.
Avant en plaine les dates de chasse en battue dans les maïs ouvraient début septembre, ce qui était déjà pas mal pour les viandards, mais depuis deux ans, tout cela a bien changé sous la pression
des fédérations des chasseurs. Maintenant la chasse dans les maïs (en battue) ouvre le 15 août, avec un maximum de 15 fusils (quand même) autour de chaque champ de maïs, plus les rabatteurs, plus
quatre à cinq chiens à l'intérieur du maïs, ça fait quand même pas mal de monde tout ça. Donc, ces fameux champs de maïs sont littéralement bouclés et encerclés par ce que l'on pourrait appeler,
les escadrons de la mort, il est bien évident que l'animal qui se trouve à l'intérieur n'a quasiment aucune chance de s'en sortir vivant (les sangliers et les renards).
Donc, le motif d’après leurs dires, est qu'il faut éliminer le maximum de sangliers, car ces derniers font des dégâts, peut-être, sur ce point je ne vais pas polémiquer, quoique ce genre de tuerie
convient bien à tous ces lâches. Par contre, ce qu'on ne vous dit absolument pas et cela on n'en parle pas pour ne pas soi-disant choquer l'opinion publique (c’est de coutume), c'est que dans les
maïs il y a aussi quelques renards, et là les consignes des fédérations des chasseurs sont intransigeantes, il faut éliminer le maximum de renards, car malheureusement et injustement ce dernier est
déclaré nuisible pour faire plaisir à toute cette bande de ramassis, donc les renards, mais aussi surtout les jeunes de l’année qui auront eu le malheur de se trouver à l'intérieur vont se faire
massacrer.
Tiens, une petite question, ces barbares mangeraient-ils du renard ? je ne pense pas, par contre, ils se font bel et bien remettre par les fédérations des chasseurs cinq euros par chaque remise de
queue coupée, et avec les euros perçus, ils peuvent s’acheter de nouvelles boites de cartouches, et la tuerie continue.
Non, ne vous laissez pas endormir par tous les ragots de cette bande d’affabulateurs, le renard a le dos large, à les entendre ce dernier serait probablement plus dangereux que la méningite,
allons, allons, nos enfants et petits-enfants sont certainement plus en danger avec cette infection bactérienne, qu’en présence d'un renard, qui n’est en réalité qu’un chien
sauvage.
Samedi 19 juillet 2008
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La vie des renardeaux mise aux enchères par un sous-homme sur le GR 212.
Ce qui suit est l'histoire aberrante d'un chasseur piégeur que je vais surnommer le vicieux.
Ce jour-là, le 15 avril 2007 le vicieux était présent avec sa horde d'exterminateurs sur un fossé du GR 212 pour massacrer des renardeaux, c'est un chasseur piégeur sournois. AM et moi nous avions
appris depuis longtemps à nous méfier de ce zigomar. Or, ce jour-là, j'ai demandé au vicieux de laisser la vie sauve aux renardeaux, et ce dernier de nous déclaré avec un culot hors du commun :
"oui, mais moi la renarde elle m'a bouffé un canard", je lui ai donc proposé cinquante euros pour le dédommager, il m'a répondu aussitôt : "oui, mais il y avait le couple", alors je lui ai répondu
à mon tour, "je vous donne cent euros", et là il me redit, "oui, mais j'ai aussi perdu toute la nichée", alors je lui est dit pour la troisième fois, "bon je vous propose cent cinquante euros, mais
laissez les renardeaux en vie", et là aussitôt après mes dires, il s'est retiré sans un mot pour retourner discuter avec sa bande de ramassis, les propos de ce marginal ne sont-ils pas sidérants ?
Ce barbare n'aurait jamais eu le moindre centime de notre part, simplement j'ai voulu voir jusqu'où ce dernier irait dans la connerie, ce sont ses mêmes types qui prétendent gérer la faune, en
réalité ce ne sont que des destructeurs envers des êtres innocents et sans aucune défense.
Je tiens à vous préciser que les fédérations de chasseurs offrent une prime par queue de renard, soit cinq euros pour les adultes et deux euros cinquante par renardeau, si nous n'avions pas été là
et si la renarde avait été dans le terrier avec ses petits la tuerie aurait rapporté la somme de : renarde cinq euros, quatre renardeaux soit dix euros, donc un total de quinze euros. Je tiens à
préciser qu'à aucun moment nous ne les avons empêché de commettre leur tuerie, et comment aurions-nous pu, AM et moi, nous opposer à quatre gros tortionnaires, par contre, oui ce qui est sûr je les
aurais filmés, c'est d'ailleurs leur lâcheté qui les a fait partir, massacrer les animaux en huit clos ça ils savent le faire, mais que cela se trouve su et vu sur internet par des millions de
gens, alors là c'est autre chose.
PS : je joins justement une image d'un couple de canards de colvert, ces derniers se trouvant eux aussi dans une ferme, qui elle se trouve à 300 mètres de la ferme du vicieux, et ces canards
n'ont jamais été attaqués par la renarde ou le renard, je les ai du reste encore vus ces jours derniers dans cette ferme. Pour essayer de justifier le massacre d'une nichée de renardeaux, ce
sous-homme était prêt à raconter n'importe quoi.
Canards photographiés dans une ferme jouxtant celle
du vicieux, c’est drôle, dans cette ferme les éventuels renards ne leur (bouffe) pas leurs volailles.
J'ai le droit de vivre, le droit d'élever
mes petits, le droit tout simplement de chasser 8000 mulots par an pour me nourrir.
Mercredi 9 juillet 2008
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© Jean Marie et Anne Marie Hardouin 2008-2009. Toute reproduction interdite.
Cette année là, en avril comme tous les ans, nous nous sommes mis à la recherche d’un éventuel terrier de renardeaux, pour essayer de les photographier, mais surtout pour tenter de leur venir en
aide contre des individus peu scrupuleux qui viennent les massacrer. Le 10 avril 2007, nous avons enfin trouvé un terrier habité sur le GR 212 en Seine-Maritime entre Rouen et Dieppe, à partir de
ce jour, nous n’avons plus quitté ce terrier, en nous relayant AM et moi, ceci du matin avant le lever du jour jusqu’à la la nuit tombée.
Nous y avons observé quatre petits renardeaux qui chahutaient pendant de très longues heures, nous nous sommes donc placés à l’affût dans un champ de colza à environ 200 mètres de ces petites
boules de poils, ce qui est beaucoup, mais la puissance de nos jumelles nous permettaient de scruter leur moindre mouvement.
La tranquillité n’aura duré que cinq jours, car le 15 avril en début de matinée, deux individus sont venus pour repérer l’endroit. Je me suis donc rendu immédiatement vers eux et leur ai demandé le
motif de leur présence accompagnée d’un chien genre fox à cet endroit. C’est alors qu’un des deux personnages s’est approché de moi et m’a hurlé « moi je t’emmerde », en réponse je lui ai dit de ne
pas toucher au terrier de petits renardeaux, car ils se trouvaient pour moitié sur le GR 212, et ils sont partis. Le même jour vers 15 heures ces deux gaillards reviennent accompagnés de deux
autres acolytes (nous connaissons très bien l’identité de ces individus) avec des grilles pour boucher les sorties des terriers, et une grande bombe blanche pour, on le pense, les gazer ou
les enfumer. Il est bien évident que nous nous sommes interposés face à ces quatre loustics. Ces derniers nous ont dit de partir, je leur ai répondu qu’il n’en était pas question et que j’allais
filmer leurs actes odieux. Il est évident que ces échanges avaient un niveau sonore élevé, ce qui présente un intérêt pour la suite. Au bout d’une demi-heure, l’escadron de la mort a fini par
abandonner, et ils se sont retirés définitivement.
La renarde, étant sur le secteur ou à l’intérieur du terrier, a très vite compris qu’il y avait un grand danger et qu’il lui fallait déménager toute sa progéniture le plus rapidement possible. Nous
le pressentions, aussi n’avons-nous plus laissé une seule minute le terrier seul, en nous relayant à quatre (dont deux amis), les animaux pouvant être attaqués de nouveau par la bande de
tortionnaires. Comme nous l’avions prévu, la renarde est revenue en pleine nuit. Nous étions dissimulés à environ 150 mètres du terrier, il était environ une heure du matin. Nous l’avons observé
avec notre jumelle infrarouge de longue portée, elle est repartie avec les deux plus gros renardeaux. Ce n’est que la nuit suivante, vers deux heures du matin qu’elle est revenue chercher un par un
dans sa gueule les deux derniers qui étaient beaucoup plus petits. Nous avons pu observer ces deux derniers pendant la journée entière, avant que la mère ne les récupère. Ils paraissaient perdus,
désemparés, leur comportement n’était plus le même : pour preuve, ils restaient presque toute la journée dehors et dormaient même à l’extérieur du terrier. Nous avons pu les approcher en rampant
dans de l’herbe et des orties pour les photographier sans qu’ils nous voient et surtout sans les déranger (voir photo).
Conclusion et conseils pratiques.
Autre que les endroits privés, il est donc possible d’intervenir sans la crainte d’être inefficace. Mais dans la mesure où la mère déménage ses petits dans les deux jours, il est impératif de
monter une surveillance à l’affût à partir du lever du jour, et ce, jusqu’à la tombée de la nuit tout en se relayant à environ 150 mètres du terrier, et ce, jusqu’à ce qu’elle ait pu enlever ses
petits renardeaux. Si par malheur vous trouviez un terrier habité, que vous savez qu’il va être attaqué, et que pour des raisons diverses il ne vous était pas possible de le surveiller, il faudrait
alors faire partir la renarde et ses petits selon la procédure suivante : mettre du répulsif pour renard (voir le produit) c’est vendu dans des magasins de chasse, ou sur internet, donc ce produit
n’est pas prohibé, en mettre à l’extérieur et aux alentours du terrier, mais sans en abuser, pour ne pas perturber le flair très poussé de la renarde. Pour assurer la garde du terrier (être deux),
se munir de jumelles et d’infrarouge pour la nuit (voir photo), cette dernière n’est pas absolument nécessaire, mais peut vous permettre de constater le départ des animaux.
La distance minimum pour surveiller un terrier avant intervention des déterreurs : 200 mètres, après intervention sur les lieux des déterreurs : 150 mètres, mais toujours à l'affût, et par
deux.
N’oubliez pas de filmer et photographier l’ensemble de la scène, car ils se trouvent souvent en illégalité pour ce qui concerne les moyens employés : produits prohibés, tel que bombes pour les
gazer, chiffons imbibés d'un produit toxique, poison à l’intérieur des terriers ,etc., et souvent on finit les renardeaux d’un coup de talon, ou contre un arbre, c’est devant les caméras des
journalistes que vous devriez accomplir ses actes barbares messieurs, mais vous êtes trop lâches et trop dégonflés.
Renardeaux sur le
GR 212
Renardeaux
sur le talus du GR 212
Jumelle
infrarouge de longue portée (en vente libre)
répulsif pour renards (vente libre, prix environ 13€)
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