Mercredi 9 juillet 2008
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Déterrage de renard et renardeaux (17.03.08)
Fin mars 2006 nous avions repéré un terrier de renardeaux sur le talus de la SNCF dans le 76. C'est en allant régulièrement vérifier à distance ce terrier qu'un jour nous sommes tombés sur cinq individus qui commençaient le déterrage. J'étais déjà en train de les filmer quand nous avons entendu un de ces ignobles dire « bouche le trou pour pas que la mère se sauve ». De plus on entendait leur chien aboyer sans cesse dans le font du terrier, malheureusement, le déterrage est autorisé en France, mais pas la barbarie. Je leur ai dit que nous étions des photographes animaliers et défenseurs de la faune sauvage, que ce qu'ils font c'est de la lâcheté face à une renarde apeurée, au fond de son terrier, qui vient d'avoir ces petits. « Je peux vous dire que je vais filmé tous vos actes de barbarie et les souffrances que vous faites subir à ces animaux, et que le film sera transmis à toutes nos associations et montré sur internet, pour que les gens voient dans quelle condition sont massacrés les renards». Pendant un long quart d'heure où nous n'avons pas arrêté de les harceler verbalement, mais toujours sans aucune insulte. Ils ont commencé par la suite à nous proférer des menaces, car ils voulaient que l'on s'en aille. Mais nous avions déjà relevé l'immatriculation de leurs véhicules. Alors, on leur a dit que nous ne bougerions pas, car en plus nous avions l'autorisation de la SNCF d'être à cet endroit, ces derniers ne pouvaient pas en dire autant, car il n'avait bien évidemment pas d'autorisation. Un de ces individus, qui se retournait régulièrement vers nous pour voir si je les filmais, pendant qu'Anne-Marie n'arrêtait pas de leur dire que le renard est un animal sauvage et qu'il avait le droit de vivre comme tout le monde, un des individus donc, a répondu « ce n'est pas un renard, mais c'est un lapin ». Quel grand argument ! Comme nous n'avons pas arrêté de leur mettre la pression ces messieurs se sont consultés et ont prit la sage décision de battre en retraite, non sans oublier de nous faire un bras d'honneur de leur véhicule lors de leur départ, ce geste obscène marquant leur défaite fût tout à notre honneur ! Car nous venions de parachever une grande victoire : la maman renarde, avec tout ce bordel, avait bien compris qu'il lui fallait faire vite pour déménager ses petits, ce qu'elle a fait la nuit suivante.
Piégeage (17.03.08)
Si un jour vous rencontrez dans la nature entre décembre et mai de la sciure sur environ un mètre carré et que vous voyer apparaître, mais souvent légèrement dissimulée, une volaille ou ce qu'il en reste (soit les pattes ou leurs boyaux), c'est probablement un piégeage à lacet pour les renards appelé piège à bélisle, ne pas les détendre, car vous seriez malheureusement en infraction. Pour éviter que le renard ne se prenne dans les pièges, une présence constante à proximité du piégeage est impérative, si vous être fumeur, ne pas hésiter de griller plusieurs cigarettes, l’odeur du tabac les dérange énormément, de plus votre présence aura l’avantage de répandre vos odeurs, ce mettre aussi un peu de parfum ou autre avant d’aller faire votre virée, c’est super efficace. Ne pas hésiter non plus de pratiquer des scènes d’effarouchement, de ce fait les renards ne viendront pas aux abords des piégeages, qui auront été tendus au préalable par des sous hommes.
Malheureusement, le piégeage est autorisé en France pour les prétendus nuisibles, mais il n'est absolument pas justifié, c'est tout simplement pour faire plaisir au monde de la chasse. De plus, ils n'ont pas le droit de piéger sur les GR (chemin de grande randonnée) sur les chemins communaux, sur le bord des voies ferrées et à l'intérieur de terrains privés. Toute forme de piégeage doit être préalablement déclarée et affichée en mairie, le motif, l'endroit, les pièges utilisés, le nom du piégeur doivent apparaitre sur la déclaration de piégeage. Sur les pièges doivent apparaître obligatoirement le numéro d'agrément du soi-disant piégeur délivré par la préfecture, de plus le piège doit être homologué (sigle PHE), il doit aussi être visité au plus tard dans les 2 h qui suivent le lever du soleil, les pièges à mâchoire et à poteau sont interdits. Si vous décelez une illégalité, contacter les gardes de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage afin qu'ils constatent l'infraction. Alors, si un jour il vous arrivait de trouver un piégeage dans la nature, surtout ne pas toucher aux pièges, mais veuillez dans la mesure du possible à mettre tout en œuvre pour éviter qu'un animal ne se prenne, exemple, présences aux alentours et effarouchement, sinon il est voué à une mort certaine et atroce, car très souvent il est mis à mort avec une arme à feu à bout portant, où à coup de gourdin.
Petit amas de sciure, signifiant que des pièges à
lacets sont probablement dessous, j’en ai déduit l’endroit par rapport aux déchets de viande (volaille) mis à cet emplacement, donc, mes repères sur ses images sont à titre indicatif, en plus j’ai
l’autorisation d'aller et venir sur ce secteur.
Sur cet amas de sciure, il avait été déposé une
volaille entière par le piégeur du secteur en date du 27.01.2006 (monsieur le piégeur et la grippe aviaire !) et lorsque ce tueur minable a enfin enlevé ses pièges, il a par contre laisser la volaille dans la nature, ceci en pleine crise de grippe aviaire, ce sous-homme ne respect rien.
Lors d’une de mes très nombreuses
sorties, j’ai découvert des pièges détendus jouxtant un talus de la SNCF, je suppose que ces derniers avaient été détendus par des agents de sécurité qui étaient mandatés par la SNCF pour
surveiller la ligne de chemin fer. Certains agents étaient maître-chien en surveillance la nuit, de ce fait leurs chiens ce prenaient régulièrement dans les pièges, c'est après avoir prévenu le
piégeur que c'est dernier on dû détendre leurs pièges, donc je les pris en photos par la suite, car les pièges n'étaient pas vérifiés tous les jours, contrairement à la législation en vigueur. Bien
que certains veuillent bien le dire, personnellement je n’ai jamais détendu leurs pièges, par contre, ma présence constante sur le secteur en rapport avec ma passion, peu déranger certains animaux
comme le renard. J’ai vu à plusieurs reprises des individus non piégeur, donc non agréés par la préfecture, retendre des pièges, ce qui est interdit.Animaux victimes de chasseurs déséquilibrés et dangereux (18.03.08)
Nous avons retrouvé ces animaux morts dans la nature, des chasseurs les avaient sans doute blessés et les pauvres bêtes sont mortes après avoir agonisé pendant de très longues heures, voire des journées entières.
Produit prohibé déposé lâchement dans la nature. (29.03.08)
Nous avons retrouvé et nous trouvons régulièrement des produits prohibés dans la nature.
Il y a quatre ans nous avions retrouvé, autour d’un terrier de blaireaux, des figues. Jusque-là rien de dramatique. Sauf que ces figues avaient été ouvertes en deux et qu’à l’intérieur avait été mis de la bromadiolone, produit interdit (anticoagulant, donc mortel). Le blaireau est très friand de figues. Mais un enfant de cinq ans fait-il la différence entre une figue empoisonnée et une figue qui ne l’est pas ?
Il y a un an, dans des terriers de renards, avait été déposée de la viande sur laquelle été enduit du Témik (insecticide toxique et mortel ayant l'aspect à de très petites graines de pavot). Ce produit avait été choisi par des vauriens, car il n’a aucune odeur. Nous avions vu les individus déposer le poison dans les terriers. Nous les avons dénoncés, numéro de leur véhicule à l’appui, et ces ignobles individus ont été condamnés, suite à notre persévérance, et malgré des représailles sordides.
Tout dernièrement des individus avaient déposé du blé empoisonné sous des pylônes en plaine, cette fois-ci encore je les avais vus faire, et j'ai donc contacté L’ONCFS. Le blé empoisonné ayant été déposé sans aucune protection et à l’air libre, les individus se sont fait rappeler à l’ordre avec un avertissement sans frais et une mise en garde par L’ONCFS. De ce fait, ils sont revenus très rapidement pour enlever le blé empoisonné qu’ils avaient eux-mêmes déposer la veille. Pour ce qui est des oiseaux granivores, qu’ils soient protégés (chassé ou déclaré nuisible), le blé rouge est incontestablement un poison violent.
Ces monstres sont aussi criminels qu’irresponsables et stupides : un produit déposé pour tuer un animal déterminé sera consommé par n’importe quel animal ! Prenons le cas d’un lapin de garenne : s’il marche sur le produit, et qu’ensuite il se lèche les pattes, il mourra immédiatement. Un sanglier passe par là et mange le lapin (les sangliers mangent des animaux trouvés morts), il mourra à son tour assez rapidement. Un rapace (espèce protégée) trouve le lapin mort, il le consomme et meurt également, et ainsi de suite, les animaux vont s’empoisonner les uns et les autres.
Alors, qui a bien pu faire de telles saloperies me direz-vous, hein ! Pas AM et moi, bien sûr que non, pas le fermier du coin non plus, il a autre chose à faire, alors qui me demandez-vous ? Certainement ceux qui n’ont aucun respect pour les animaux, dont ils ont l’habitude de voler la vie. Ceux qui veulent sans doute protéger « le gibier », pour mieux le chasser ensuite ! Ces mêmes individus se disant « protecteurs de la nature » et « bons gestionnaires » de la faune.
Je tiens à préciser que tous ces produits ont été mis volontairement et en toute connaissance de cause, pour tuer les animaux. Mais ces produits peuvent aussi tuer un enfant en quelques minutes, voilà où peut aussi mener la folie meurtrière de ces zigomars.
Pour le blé empoisonné sous les pylônes à haute tension (voir les deux dernières images) : je tiens à préciser que ceci a été déposé sans la moindre protection, car sur les six emplacements où avait été déposé le poison, un ou deux était simplement recouvert d'un simple caillou de petite taille, mais malheureusement pour un sanglier un petit caillou ce n'est pas un obstacle. Ceux qui ont déposé ce poison essayeront toujours de se justifier, dire que ça n’était pas eux, tout comme ceux qui avaient mis du poison dans les terriers de renards : « pas vu pas pris », mais nous les avions vus, et comme sur ce coup-là, j’ai vu aussi le piégeur et son acolyte, donc après leurs départs je suis allé immédiatement sur place pour photographié et filmé l’emplacement où a été déposé le blé empoisonné, la LPO Haute-Normandie ayant suite à ça écrit à L’ONCFS.
Ces individus sont toujours les premiers à condamner leurs pairs se faisant prendre, histoire de se montrer « responsables », n’empêche ils le font aussi à l’abri des regards indiscrets. Mais nous sommes là pour constater la réalité de leur comportement délictuel !
Cage-piège à fauve (09.04.08)
Ci-dessous, cette cage à fauve a bien été photographiée en sous-bois par nous et cela en Seine-Maritime, et non pas en Afrique, comme on pourrait se l’imaginer.
Cette cage à « fauve » (c’est ainsi qu’ils la nomment) est réservée aux renards. Il est bien évident que s’ils y attrapent un sanglier...... Celui qui s’occupe de celle-là est restaurateur, et son acolyte est un ancien boucher, vous avez tout compris, n’est-ce pas? Au milieu on peut distinguer les restes d’un lapin, mis là pour attirer un animal sauvage. Ce dernier sera ensuite tiré lâchement avec une arme à feu à bout portant, l’animal n’ayant aucune chance de s’en sortir. Voilà la pratique de ces gens qui « gèrent la faune sauvage » toute l’année, avec leur cage aux fauves, réservée aux prétendus nuisibles.
Dimension de cette cage : Longueur 3m largeur 1m hauteur 1m
Triste et horrible réalité. (21.04.08)
Le chat domestique en zone rurale se promène régulièrement dans les champs, et c’est justement là le grand danger pour lui.
Le piégeur de notre secteur installe des cages qu’il surnomme couramment « boites à fauves ou chatières », pour attraper et tuer les renards, mais il attrape aussi régulièrement des chats domestiques, lesquels contrairement au pauvre renard sont protégés. Ces cages ont une envergure de 100 cm de longueur, sur 25 cm de hauteur et idem de largeur, de couleur verte pour la plupart. Voir photo d’un modèle de ces cages (sur un site de vente en ligne), accompagnée de cette scandaleuse phrase : « à double entrée pour renard, chat, fouine, putois et ragondin ». Cela veut tout dire.
Nous avons vu de nos propres yeux ce piégeur (le même qui condamne le dépôt de poison dans les terriers, tu parles) tuer un chat dans une cage avec une carabine, c’était le 14 janvier 2005 à 17h 12min.
Cette cage avait été installée à environ 80 mètres des habitations.
Pourquoi, me direz-vous, tuer un chat, ce dernier n’est-il pas protégé par la loi ? Le chat domestique est un félin qui chasse les taupes et les campagnols, il peut aussi s’en prendre parfois à des oiseaux. Ce qui signifie qu’il représente une concurrence pour ce chasseur piégeur qui tient à garder l’exclusivité de son « gibier ».
Nous avons expliqué ce genre de pratique à notre avocate, et elle de nous dire : « Je comprends maintenant pourquoi tant de gens qui habitent la campagne se plaignent régulièrement de ne pas retrouver leur chat ».
Au passage, nous l’avons aussi parfois observé mettre un chat dans un sac et le libérer, mais toujours très, très loin des habitations.
Un autre animal, qui lui est à la fois sauvage et protégé : le hérisson d’Europe.
Il subit déjà chaque année un taux de mortalité inouï avec les voitures. Pourtant, et ceci, malgré que cet animal est protégé je le répète, ce chasseur-piégeur (toujours lui, l’ « amoureux respectueux de la nature »), quand il trouvait un hérisson prisonnier dans une de ses chatières, le libérait après l’avoir déplacé à proximité d’une route à très grande circulation ! Pourquoi ? Toujours le même langage : il bouffe les œufs de perdrix, dit le piégeur. Ce qui est naturellement strictement faux, comme nous l’avons constaté nous-mêmes en observant la couvée de petite perdrix que nous avons la chance d’avoir juste à côté de notre habitation, ainsi que notre couple de hérissons habitant dans notre jardin depuis des années. J’ai d’ailleurs réalisé un film en infrarouge de ce petit animal que je posterai sur notre blog avec bien d’autres petits films à venir.
Nous avons réussi à récupérer certains hérissons avant qu’ils ne se fassent écraser, pour les remettre dans leur environnement naturel, à l’insu de ce piégeur.
Voici la triste réalité de certains individus ne reculant devant rien pour préserver leur soi-disant « gibier ». Nous l’avons très bien vu faire, quand il a tué le chat, quand il en a enlevé des chats vivants pour les déplacer loin des habitations et donc de leur famille humaine, et quand il enlevait les hérissons et les disposait près des routes. Il devrait se reconnaître, sinon nous pouvons lui rafraîchir la mémoire.
PS : Renseignement très important, ce piégeur mettait et met encore dans ses chatières les restes d’une peau de saumon fumé ou des croquettes à chat. Pourquoi croyez-vous qu’il mette ce genre d’aliment, bonne question hein.
Les tueurs cachés dans la pénombre ! (07.05.08)
Voici ce qui est envoyé aux maires des communes (au cas où il y aurait des récalcitrants à l’extermination des animaux, principalement le renard) :
« Conformément à un arrêté préfectoral, considérant qu’il y a lieu de procéder à la régulation (tu parles !) des populations de renards, les lieutenants de louveterie sont habilités à passer sur les territoires de vos communes, afin d’y éliminer les renards, par tir de nuit ».
Aujourd’hui, les arrêtés ont une validité de 2 mois renouvelables (ils le sont pratiquement toujours) ; et le préfet, au motif des « déprédations faites » (sur qui ?) et « des risques sanitaires » (lesquels ?) donne la possibilité aux lieutenants de louveterie de procéder à l’élimination des renards par TIR NOCTURNE, DONC DE NUIT !
Les lieutenants de louveterie sont des fonctionnaires bénévoles. À l’origine, ils étaient destinés à la destruction des loups, aujourd’hui, les loups ayant été tous massacrés, ils s’emploient à la destruction des renards. Ils les tirent et les tuent avec des armes à feu (carabines ou fusils). Leur macabre virée commence souvent vers 20 h 30 et peut parfois s’achever à 7 h du matin. Ils sont très équipés, le matériel en général leur appartient : phare portatif, et très souvent des 4X4 équipés de nombreux phares de longue portée, avec lesquels ils éblouissent les renards, pour mieux les tirer en pleine nuit. Pendant que la plupart des gens dorment, ces individus tirent à tout va sur les renards et ne s’embarrassent absolument pas de savoir s’ils blessent ou tuent ces pauvres bêtes, si elles agoniseront ou pas. Certaines fédérations de chasseurs apportent quant à elles une contribution financière pour payer les munitions des lieutenants de louveterie.
Le renard s’attaque principalement aux animaux malades, aux charognes et aussi, à ce qu'on ne dit pas (ou alors à voix basse et entre chasseurs, mais chut ! il ne faut pas que le public le sache) aux animaux d’élevages qui ont été mis dans la nature pour que le chasseur ait plus de viande à se mettre au bout du fusil, plusieurs millions sont lâchés dans la nature tous les ans, en france.
Le renard n’est plus aujourd’hui porteur de maladie, mais c’est un NUISIBLE pour le monde de la chasse, car c’est un prédateur qui concurrence les chasseurs, se nourrissant de 7000 campagnols par an (eh oui ! lui est carnivore, il n’a pas le choix!). Alors, les chasseurs l’exterminent. Et une fois qu’ils ont tués tous les renards sur le secteur, les chasseurs et piégeurs se mettent à pourchasser à mort tous les campagnols, sous prétexte qu’ils sont en surnombre et font des dégâts sur les cultures ! Leur soi-disant régulation n’est qu’une mascarade sanglante !
Malheureusement, les lieutenants de louveterie ont le droit de pratiquer ces actes indignes, alors qu’au moins cela se sache !
Triste privilège, la France est l’un des pays d'europe où l’on pratique encore les tirs de nuit sur les « nuisibles » une partie de l’année, ainsi que sur les oiseaux d’eau en période de chasse, mais ça on ne le vous dis pas, alors nous, on vous le fait savoir.
Légendre : il est bien évident qu’une fois qu’il on tué la maman renarde en pleine nuit et que les petits ne sont pas sevrés, ils meurent dans les terriers de faim et ça, les lieutenants de louveterie en sont conscient.
De quel côté se trouvent les « cagoulés », et bien, je vous le fais savoir. (30.05.08)
Nous lisons quasiment dans de nombreux magazines pro-chasse, que les militants de l’association Droits des animaux sont vêtus de noir et cagoulés, tout cela bien évidemment pour les faire passer pour des « terroristes ». Alors, on va remettre les pendules à l’heure, messieurs les veneurs, suiveurs, chasseurs et autres. Tout d’abord, je ne vois pas en quoi le noir peut vous déranger ; en ce qui nous concerne, nous ne critiquons pas le fait que vous soyez habillés de vert de la tête aux pieds, et il est vrai que le « verre » vous va très bien. Vous qui avez l’habitude de dire que nous sommes des « groupuscules d’activistes cagoulés », je n’oublierai pas de vous rappeler que s’il y a « groupuscules d’activistes dangereux », c’est bien le vôtre, car messieurs, vous être armés pour tuer, contrairement aux militants de DDA, qui eux qui n’ont pas d’armes. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur l’accoutrement seigneurial de ces messieurs à cheval, suivis par la piétaille comme au bon vieux moyen âge.
Sur les images tournées lors d’interventions de l’association DDA pour sauver un animal d’une mort et de souffrances aussi cruelles que barbares (sans pour autant rien bloquer, ni entraver qui que ce soit, mis à part dans votre imagination), on ne voit pas où se trouve ce groupe de militants cagoulés : beaucoup ont le visage decouverts, et les autres portent quasiment tous une écharpe pour masquer une partie de leurs visages, pour éviter toutes représailles. Nous autres, malheureusement savons bien ce que sont les représailles exercées à ceux qui défendent les animaux. Elles n’ont abouti d'ailleurs à ce jour qu’à une seule chose, nous déterminer à lutter farouchement contre une partie des « petits hommes en vert », qui ne sont à nos yeux que des individus dangereux.
Vos cagoules vertes (voir image d’une cagoule pour la chasse) ou camouflées sont en vente tant en armurerie, que sur internet, par correspondance via les journaux de chasse, etc., etc. Certains chasseurs portent donc ces cagoules de camouflages « comme tout bon citoyen ! ». Ainsi ils pourront mieux surprendre et tuer lâchement les animaux, ce genre de cagoule n’étant pas à utiliser pour aller faire ses achats en ville, non bien sûr. Mais sur ces cagoulés le sénateur chasseur de Basse-Normandie ne dit pas un mot ; par contre il prend son pied, à déblatérer à outrance des calomnies au sujet de ceux qui interviennent contre le massacre des animaux. Et bien monsieur le sénateur, commencez par mettre de l’ordre dans votre « famille ». Pour le projet de loi que vous avez monté de toutes pièces pour contrer des militants, qui par leurs actes courageux s’efforcent de sauver un animal d’un sort abominable (et ceci accompagnés des médiats pour montrer à l’opinion publique ce que vos amis font aux animaux sauvages dans la plus grande discrétion comme cela a toujours été), j’ai même cru voir et lire sur un magazine, les propos d’un président d’une des fédérations des chasseurs, je le cite : « il est quand même surprenant que des actes de « sabotages », les télévisions informées se déplacent pour couvrir ces actions qui reflètent bien dans quel monde d’intolérance nous vivons ». Ces propos signifient bien que cette association dérange ces tueurs habitués à massacrer loin des regards indiscrets.
Alors monsieur le sénateur, je suis surpris que vous ne soyez pas au courant qu’en baie de seine des oiseaux d’eau ont été braconnés, alors que la chasse était fermée, sans que la gendarmerie et l’ONCFS n’interviennent ; pas plus que vous ne sachiez ce que des « cagoulés » de chasseurs ont fait le 17 décembre 2005 à Rouen, avec pour résultat 200 000 euros de dégât. Que ne vous aurait-on entendu crier au terrorisme si cela avait été le fait de cette association qui vous dérange tant ! Vous auriez crié à tue-tête qu’il y avait un danger pour la société, menacée par l’intégrisme ! Pourquoi ce silence coupable au sujet des agissements criminels de votre camp ? Droits des animaux n’a jamais cassé quoi que ce soit, monsieur le sénateur, les casseurs sont chez vous ! Vous répétez également sans cesse que les veneurs et suiveurs ont su garder leur sang froid face aux militants de DDA. Ne vous a-t-on pas expliqué (comme c’est étonnant !) qu’en forêt d’Aewy un militant, étant tombé en panne de carburant, et ayant de ce fait laissé son véhicule sans surveillance, l’a retrouvé saccagée à la fin de la partie de chasse, non pas par des promeneurs, mais certainement par des ramassis qui devrait bien se reconnaître, une plainte en gendarmerie a été déposée. Je peux vous dire monsieur le sénateur que quant à nous, depuis trente ans que nous allons dans la nature, nous en avons rencontré des véhicules avec le macaron de la fédération des chasseurs, et bien il ne nous est jamais venu à l’esprit de faire quoi que ce soit à ces véhicules, car nous, nous respectons le bien des autres ! Alors arrêter de faire croire aux gens que ces délinquants de la chasse « gardent leurs sang-froid ». Personne n’est dupe, que croyez-vous ? Lorsque certains chasseurs, suiveurs, et veneurs voient ou plutôt veulent faire voir partout des « cagoulés en noir », on comprend bien que la manœuvre est de faire oublier l’extrême violence à laquelle vous vous livrez sans retenue sur des animaux qui n’ont aucun tort, à part celui d’exister ! Mais de la souffrance animale, vous n'avez cure, en irresponsable que vous êtes ! Le seul sang froid dont vous faites preuve, c'est au moment de tirer froidement sur un animal innocent et qui ne peut se défendre.
Les animaux d’élevage lâché dans la nature pour la chasse (24.06.2008)
À longueur d'année, les chasseurs élèvent des millions d'animaux qu'ils lâchent en forêt et en plaine. Pourquoi les chasseurs introduisent-ils des animaux d’élevage dans la nature, me direz-vous, un chasseur habituellement, ça « prélève » (le mot qu'ils utilisent pour cacher le fait qu'ils assassinent) ? La réponse est simple : pour avoir plus de viande à se mettre au bout du fusil.
Il y a pas très longtemps dans une forêt privée en Normandie nous avions rencontré des animaux pas très sauvages, ce qui du reste, nous a laissés penser que c’était des cochongliers (voir les images) et il y a quelques années nous avions vu le garde privé (en effet, il ne se privait pas lui !) agrainer dans les allées de cette forêt avec un tracteur, et derrière un petit distributeur à maïs. Pas mal, comme ça les soi-disant cochongliers (dont l'élevage est en théorie interdit aujourd’hui) ou les sangliers, attirés par le maïs, visitent les champs voisins, et à partir de là les chasseurs se rendent indispensables : "c'est de la faute des agriculteurs qui se plaignent des dégâts sur les champs de maïs, il faut faire une battue" disent-ils. Bah! voyons c’est tellement plus facile (et surtout plus lâche) : ils les mettent dans la nature, et après ils s'érigent en solution pour les “réguler”, comme ils disent. Je dirais plutôt faire souffrir et tuer de jeunes animaux, délibérément mis dans la nature, pour satisfaire la soif de sang des chasseurs feignants : l’approche et les tirs sont plus faciles, et comme ils sont beaucoup plus gros, il y a plus de viande pour le partage de cadavre (voir images).
Il faut voir aussi le nombre incalculable de faisans communs qui étaient lâchés dans cette forêt privée (privée, oui, mais traversée par un GR, et à cette époque nous avions l’autorisation d’y aller et venir comme bon nous semblait) ! Ils doivent l’être encore : un de ces faisans, récemment relâchés dans cette forêt, était venu manger le blé que je venais de lui jeter à terre, à moins de trois mètres de moi, voir l’image. Un faisan sauvage ne ferait jamais ça ! Comme nous le disait le garde privé à cette époque (qui n’est pas si éloignée que ça), les chasseurs payent souvent des actions de chasse au prix fort, alors il leur faut de nombreux animaux à tuer lors des battues qu'on organise pour les distraire.
Nous avions découvert voici plusieurs années un élevage de cochongliers dans une forêt proche de la ville de Rouen, existe-t-il encore ? À vérifier. Toujours est-il qu'en mars dernier le tribunal correctionnel de Périgueux a prononcé une condamnation pour un élevage de « cochongliers », et d’autres affaires sont signalées en Dordogne et dans le Lot-et-Garonne.
Si certains animaux d’élevage envoyés dans la nature n’ont pas de prédateur (mis à part les chasseurs qui, du reste, sont maintenant équipés en armement comme des rambos), la situation est totalement différente pour les faisans, perdrix et lièvres, lapins de garenne beaucoup plus vulnérables, car, à la différence des animaux sauvages (qui ont appris à vivre dans la nature et ses dangers), les animaux d'élevage ne se méfient pas de prédateurs comme les renards. Aussi ces derniers tuent-ils beaucoup d'animaux d'élevage, normalement promis au fusil des chasseurs... et ceci ne plait évidemment pas aux viandars, eux qui ont payé leur animal à tuer. Alors, ils exterminent les renards qui leur font concurrence. Un cycle de tuerie sans fin !
Un dernier petit mot, je suis sidéré de voir sur des magazines de chasse qu’à ce jour il existe des élevages de lapins de garenne, exemple de ce qu’on peu lire à l’intérieur de leurs magazines : Réimplanter du lapin de garenne, c’est possible ! je dispose de lapins garenne pour votre repeuplement, ou véritables purs garennes, ou élevage depuis 20 ans, ou spécialiste lapins garenne, mais au fait, le lapin de garenne il est dans la liste des nuisibles pourtant, et ils en remettent dans la nature, les cultivateurs ont des cheveux blancs à se faire.
Voici un exemple de l’activité de l’élevage de « gibier » chaque année en France :
14 millions de faisans
5 millions de perdrix grises et rouges
1 million de canards colvert
120000 lièvres
100000 lapins de garenne (ce dernier étant pourtant classé dans les « nuisibles » ! )
10000 cerfs
7000 daims, tout cela en production pour la France uniquement.
Vous pouvez aussi aller jeter un coup d’œil sur le site du S.N.P.G.C (syndicat national des producteurs de gibier de chasse) : tapez S.N.P.G.C dans la barre de recherche google ou autre. Vous serez sidérés par le nombre d’animaux d’élevages pour la chasse : après ils vous parlent de régulation, je dirais plutôt qu’ils massacrent des animaux d’élevages, qui, dans de très nombreux cas, sont lâchés dans la nature que quelques jours avant l’ouverture.
Propos relevé dans un magazine de chasse : « Le
gibier lâché, en phase d’acclimatation, est la cible privilégiée des prédateurs » donc, vous aurez compris pourquoi ils s’arrangent pour que le renard soit dans la liste des nuisibles, tout cela
pour protéger les animaux d’élevage que les chasseurs auront mis dans la nature.
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