Depuis le 15 août 2010 les battues on repris de plus belle dans les maïs en Seine-Maritime, elles concernent le tir du sanglier et du renard. Ces deux animaux sont
classés nuisibles tous les ans par la CDCFS (Commision Départemental de la Chasse et de la Faune Sauvage) les chasseurs y siégeant à une majorité écrasante.
Concernant le tir des renards, voici une phrase qui est parue en juin 2010 dans une revue de chasse en Seine-Maritime, je cite :
Tirer le renard l’été « c’est une formidable opportunité, à consommer sans modération, procurant de réelles émotions cynégétiques, terriblement efficaces sur les
jeunes renards curieux et inexpérimentés »
Ce jeune renard n’a eu aucune chance de s’en sortir, il a été tué par une cohorte de chasseurs qui avaient encerclé un champ de maïs
lors d’une battue.
Carnage envers des renards et renardeaux en Normandie.
Le déterrage est honteusement
légal en France, alors des déterreurs en ont profité pour assouvir leurs instincts cruels et revanchards, ils se sont acharnés sur ces pauvres bêtes innocentes pour ensuite les déposer devant chez
nous la nuit en signe de représailles. À ce jour, et à notre connaissance, il n’y a eu aucune condamnation et les coupables courent toujours et ils continuent sans doute d’écumer sauvagement nos
campagnes. Vu le nombre d’animaux déposé devant chez nous, c’est un « technicien » d’une fédération de chasseurs qui était venu chercher les cadavres de
ces animaux complètement disloqués, mais auparavant nous avions fait venir France 3 Haute-Normandie et le président du CHENE (centre d’hébergement et d’étude sur la nature et l’environnement )
Alain Deschandol était venu chez nous pour dire devant la presse ce qu’il pensait d’un tel carnage.
Ce renardeau a été massacré avec une violence inouïe (probablement claqué contre un arbre tout vivant, voir l’hémorragie par les oreilles et du nez, ensuite ils
leur coupent la queue et touchent une prime de 2,5 € par renardeau et 5 € par queue de renard adulte), c'est la pratique des tueurs sanguinaires, les délinquants de la nature.
PS : Ces primes sont attribuées lors de collectes des queues de renards par des fédérations de chasseurs.
Cette renarde a été massacrée alors que ces petits étaient encore au fond d’un terrier.
Cette mère avait délaissé volontairement son propre terrier où se trouvaient les petits renardeaux pour aller dans un autre, elle a payé de sa vie pour les
sauver.
Avant de partir les tueurs lui ont coupé la queue pour toucher une prime de 5 euros.
Les petits étant dans un terrier sur un autre secteur, ils furent sauvés de la barbarie des chasseurs-déterreurs.
Aujourd’hui, plus d'un an plus tard je peu vous assuré que nous avons vus les petits grandir avec leur père, j’y ai passé plus de trois mois à les surveillés à
distance.
Notre combat est juste, il est d’ailleurs soutenu par une très grande majorité de la population en France,
mais aussi à l’étranger, c’est pourquoi nous le mènerons jusqu’à notre dernier souffle, ceci à la mémoire de tous nos amis les animaux qui auront tués ou massacrés ignoblement par le monde de la
chasse, que se soit par des chasseurs, des déterreurs, des piégeurs, ou des veneurs.
Suite à des erreurs, je précise que tout message de soutien doit nous être adressé non pas sur mon adresse email, mais directement sur ce
blog, donc cliquez sur
" ajouter un commentaire " qui se trouve en bas de chaque page, merci.
Qui sommes-nous ? (15.03.08)
Nous, Anne-Marie et Jean-Marie Hardouin, 58 et 59 ans, avons toujours été attirés par la nature et plus particulièrement par le monde animal.
Depuis longtemps, environ trente ans, nous consacrons la majeure partie de notre temps à l'observation et au comportement de la faune locale (heures de nourriture, endroits de passage,
accouplement, etc.) pour les protéger ainsi que leur venir en secours si besoin était, c'est même pour nous une priorité. Nous n’avons jamais dérangé un animal se trouvant dans son environnement
naturel, les chasseurs ne peuvent en dire autant, contrairement à ce qu’ils prétendent.Fascinés par cet environnement nous avons décidé il y a un peu plus
d'une vingtaine d'années de fixer ces instants merveilleux sur la pellicule. Avec l'aide d'un photographe professionnel, nous avons appris la technique de prise de vue. Au fil des mois, sur les
conseils de ce dernier, nous parvenions à maîtriser les difficultés rencontrées par ce type de sujet. Les forêts de Roumare, d'Eawy, de Brotonne et une forêt privée deviendront vite notre secteur
privilégié pour observer et photographier les cerfs, biches, chevreuils, sangliers, renards, écureuils, lièvres, oiseaux, etc., et ceci, dans le plus grand respect des animaux sauvages. Nous
passons aujourd'hui de plus en plus d'heures à l'affût (de trois à six heures) pour souvent ne pas pouvoir faire l'image espérée, mais l'instant passé dans la nature est toujours apprécié. Quant à
l'approche, elle est beaucoup plus rare, car très compliquée (risque important d'être détectés par l'animal, donc de le déranger). Levé très tôt pour être posté une heure avant le lever du soleil,
chacun d'entre nous choisit (la veille au soir) le secteur approprié en fonction du sujet et des conditions atmosphériques. Pour respecter les animaux sauvages, les prises de vues doivent êtres
effectuées en moyenne entre 25 et 60 mètres, et si pour une raison ou une autre cela risquait de déranger l’animal, nous ne faisons l’image, la priorité est donnée à la tranquillité des animaux. La
parution de certaines photos dans des magazines spécialisés et les succès rencontrés lors de certaines expositions nous confortent dans cette passion. De plus, ces expositions peuvent faire
découvrir au public et plus particulièrement aux enfants le respect et la tranquillité dont les animaux sauvages ont besoin dans leur environnement naturel, ainsi que la richesse que renferment nos
forêts. Anne-Marie et Jean-Marie Hardouin, photographes animaliers et défenseurs de la faune sauvage.
Notre éthique en tant que photographes animaliers (15.03.08)
Jean-Marie et Anne-Marie Hardouin, en pré-retraite en Seine-Maritime. Pratiquons la photographie animalière depuis 20 ans. Nous ne prenons aucun animal à l'intérieur d'un parc ou d'un zoo, car sa
place n'y est pas. Nous sommes en réalité des animalistes, donc nous protégeons et intervenons contre toute forme de chasse, de piégeage et de déterrage et sommes evidemment contre la chasse à
courre, barbarie pratiquée par une certaine bourgeoisie, sans oublier cette mascarade abjecte qu'est la corrida. Nous intervenons aussi et régulièrement pour des sauvetages d'animaux en détresse
depuis près de 25 ans. De part nos actions en faveur des animaux sauvages et nos interventions pour leur venir en aide, de ce fait pour certains individus et tout particulièrement pour les piégeurs
et les déterreurs nous sommes nous-mêmes devenus, pour eux, des nuisibles ! Mais qui est le véritable nuisible ? Celui qui tue ou celui qui sauve ??
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