Samedi 15 mars 2008
© Jean Marie et Anne Marie Hardouin 2008-2009. Toute reproduction interdite.
Suite à des erreurs, je précise que tout message de soutien doit nous être adressé non pas sur mon adresse email, mais directement sur ce blog, donc cliquez sur
" ajouter un commentaire " qui se trouve en bas de chaque page, merci.
Qui sommes-nous ? (15.03.08)
Nous, Anne-Marie et Jean-Marie Hardouin, 58 et 59 ans, avons toujours été attirés par la nature et plus particulièrement par le monde animal. Depuis longtemps, environ trente ans, nous consacrons la majeure partie de notre temps à l'observation et au comportement de la faune locale (heures de nourriture, endroits de passage, accouplement, etc.) pour les protéger ainsi que leur venir en secours si besoin était, c'est même pour nous une priorité. Fascinés par cet environnement nous avons décidé il y a un peu plus d'une vingtaine d'années de fixer ces instants merveilleux sur la pellicule. Avec l'aide d'un photographe professionnel, nous avons appris la technique de prise de vue dans des conditions extrêmes. Au fil des mois, sur les conseils de ce dernier, nous parvenions à maîtriser les difficultés rencontrées par ce type de sujet. Les forêts de Roumare, d'Eawy, de Brotonne et une forêt privée deviendront vite notre secteur privilégié pour observer et photographier les cerfs, biches, chevreuils, sangliers, renards, écureuils, lièvres, oiseaux, etc., et ceci, dans le plus grand respect des animaux sauvages. Nous passons aujourd'hui de plus en plus d'heures à l'affût (de trois à six heures) pour souvent ne pas pouvoir faire l'image espérée, mais l'instant passé dans la nature est toujours apprécié. Quant à l'approche, elle est beaucoup plus rare, car très compliquée (risque important d'être détectés par l'animal, donc de le déranger). Levés très tôt pour être postés une heure avant le lever du soleil, chacun d'entre nous choisit (la veille au soir) le secteur approprié en fonction du sujet et des conditions atmosphériques. Pour respecter les animaux, les prises de vues doivent êtres effectuées en moyenne entre 25 et 60 mètres. La parution de certaines photos dans des magazines spécialisés et les succès rencontrés lors de certaines expositions nous confortent dans cette passion. De plus, ces expositions peuvent faire découvrir au public et plus particulièrement aux enfants le respect et la tranquillité dont les animaux sauvages ont besoin dans leur environnement naturel, ainsi que la richesse que renferment nos forêts. Anne-Marie et Jean-Marie Hardouin, photographes animaliers et défenseurs de la faune sauvage.
Notre éthique en tant que photographes animaliers (15.03.08)
Jean-Marie et Anne-Marie Hardouin, en pré-retraite en Seine-Maritime. Pratiquons la photographie animalière depuis 20 ans. Nous ne prenons aucun animal à l'intérieur d'un parc ou d'un zoo, car sa place n'y est pas. Nous sommes en réalité des animalistes, donc nous protégeons et intervenons contre toute forme de chasse, de piégeage et de déterrage et sommes evidemment contre la chasse à courre, barbarie pratiquée par une certaine bourgeoisie, sans oublier cette mascarade abjecte qu'est la corrida. Nous intervenons aussi et régulièrement pour des sauvetages d'animaux en détresse depuis près de 25 ans. De part nos actions en faveur des animaux sauvages et nos interventions pour leur venir en aide, de ce fait pour certains individus et tout particulièrement pour les piégeurs et les déterreurs nous sommes nous-mêmes devenus, pour eux, des nuisibles ! Mais qui est le véritable nuisible ? Celui qui tue ou celui qui sauve ??
Equipement (16.03.08)
Camouflage et repérage (16.03.08)
Vécu il y a 6 ans. (17.03.08)
Alors qu’AM et moi nous nous rendions par une autoroute en forêt vers 6h du matin, un jour férié, un véhicule qui venait de nous doubler à vive allure pour ensuite et très rapidement nous devancer d’environ 400 m, a soudain heurté un animal sorti du talus. Nous sortons de voiture et l’individu nous dit : « vous tombez bien, je vais vous prendre comme témoins », l’air complètement indifférent du sort de l’animal qu’il venait de percuter. Je lui réponds : si tu n’avais pas roulé comme un abruti cette pauvre bête ne serait pas morte, « il est bon de savoir que huit accidents sur dix avec des animaux sont dû à une vitesse excessive » alors être témoins de ta stupidité et de ton irresponsabilité, certainement pas. AM et moi avons aussitôt été voir cette pauvre bête qui avait été tuée sur le coup, et le comble de l’horreur : cette pauvre bête déchiquetée, c’était une petite femelle qui allait avoir son bébé. Les larmes dans les yeux, j’ai pris cette petite bête pour aller la déposer sur le rebord de l’herbe et j’ai demandé à AM d’appeler la gendarmerie pour qu’ils envoient la DDE, afin qu’il l’enlève. L’individu, qui avait eu de la casse, n’arrêtait pas de nous dire « pourvu que mon assurance réponde », alors excédé devant un tel irresponsable, je me suis approché à un mètre de lui et lui ai hurlé « j’en ai rien à foutre de ta bagnole de merde, si tu n’avais pas roulé le nez dans le cul comme un con la pauvre bête serait encore en vie, alors arrête de nous faire chier avec ta bagnole, tu te démerdes ! ». Là, il a commencé par ravaler sa salive, et gentiment il nous répond « moi, en tout cas, je prends l’animal, ça me fera de la viande ». Excédés par tant de mépris, nous lui rétorquons qu’il n’en est pas question, qu’il n’en a pas le droit. « Maintenant ça devient dangereux tes conneries (nous étions sur l’autoroute), toi et ta bagnole vous êtes en vie alors tu me fous le camp » lui dis-je. Et pourtant ce n’est pas mon habitude de parler comme ça aux gens, mais comment garder son calme devant un tel individu ? AM est venu à côté de moi et m’as dit tout bas « calme-toi JM », et de lui répondre « oui, mais quand ce connard sera parti ». Ce qu’il fit. La DDE est arrivée trente minutes plus tard. Bien évidemment, nous sommes rentrés sur-le-champ chez nous, avec beaucoup de chagrin et ceci pendant de très longues semaines. Voilà, c’est notre réaction à cette triste expérience.
Suite à des erreurs, je précise que tout message de soutien doit nous être adressé non pas sur mon adresse email, mais directement sur ce blog, donc cliquez sur
" ajouter un commentaire " qui se trouve en bas de chaque page, merci.
Qui sommes-nous ? (15.03.08)
Nous, Anne-Marie et Jean-Marie Hardouin, 58 et 59 ans, avons toujours été attirés par la nature et plus particulièrement par le monde animal. Depuis longtemps, environ trente ans, nous consacrons la majeure partie de notre temps à l'observation et au comportement de la faune locale (heures de nourriture, endroits de passage, accouplement, etc.) pour les protéger ainsi que leur venir en secours si besoin était, c'est même pour nous une priorité. Fascinés par cet environnement nous avons décidé il y a un peu plus d'une vingtaine d'années de fixer ces instants merveilleux sur la pellicule. Avec l'aide d'un photographe professionnel, nous avons appris la technique de prise de vue dans des conditions extrêmes. Au fil des mois, sur les conseils de ce dernier, nous parvenions à maîtriser les difficultés rencontrées par ce type de sujet. Les forêts de Roumare, d'Eawy, de Brotonne et une forêt privée deviendront vite notre secteur privilégié pour observer et photographier les cerfs, biches, chevreuils, sangliers, renards, écureuils, lièvres, oiseaux, etc., et ceci, dans le plus grand respect des animaux sauvages. Nous passons aujourd'hui de plus en plus d'heures à l'affût (de trois à six heures) pour souvent ne pas pouvoir faire l'image espérée, mais l'instant passé dans la nature est toujours apprécié. Quant à l'approche, elle est beaucoup plus rare, car très compliquée (risque important d'être détectés par l'animal, donc de le déranger). Levés très tôt pour être postés une heure avant le lever du soleil, chacun d'entre nous choisit (la veille au soir) le secteur approprié en fonction du sujet et des conditions atmosphériques. Pour respecter les animaux, les prises de vues doivent êtres effectuées en moyenne entre 25 et 60 mètres. La parution de certaines photos dans des magazines spécialisés et les succès rencontrés lors de certaines expositions nous confortent dans cette passion. De plus, ces expositions peuvent faire découvrir au public et plus particulièrement aux enfants le respect et la tranquillité dont les animaux sauvages ont besoin dans leur environnement naturel, ainsi que la richesse que renferment nos forêts. Anne-Marie et Jean-Marie Hardouin, photographes animaliers et défenseurs de la faune sauvage.
Notre éthique en tant que photographes animaliers (15.03.08)
Jean-Marie et Anne-Marie Hardouin, en pré-retraite en Seine-Maritime. Pratiquons la photographie animalière depuis 20 ans. Nous ne prenons aucun animal à l'intérieur d'un parc ou d'un zoo, car sa place n'y est pas. Nous sommes en réalité des animalistes, donc nous protégeons et intervenons contre toute forme de chasse, de piégeage et de déterrage et sommes evidemment contre la chasse à courre, barbarie pratiquée par une certaine bourgeoisie, sans oublier cette mascarade abjecte qu'est la corrida. Nous intervenons aussi et régulièrement pour des sauvetages d'animaux en détresse depuis près de 25 ans. De part nos actions en faveur des animaux sauvages et nos interventions pour leur venir en aide, de ce fait pour certains individus et tout particulièrement pour les piégeurs et les déterreurs nous sommes nous-mêmes devenus, pour eux, des nuisibles ! Mais qui est le véritable nuisible ? Celui qui tue ou celui qui sauve ??
Equipement (16.03.08)
Camouflage et repérage (16.03.08)
Vécu il y a 6 ans. (17.03.08)
Alors qu’AM et moi nous nous rendions par une autoroute en forêt vers 6h du matin, un jour férié, un véhicule qui venait de nous doubler à vive allure pour ensuite et très rapidement nous devancer d’environ 400 m, a soudain heurté un animal sorti du talus. Nous sortons de voiture et l’individu nous dit : « vous tombez bien, je vais vous prendre comme témoins », l’air complètement indifférent du sort de l’animal qu’il venait de percuter. Je lui réponds : si tu n’avais pas roulé comme un abruti cette pauvre bête ne serait pas morte, « il est bon de savoir que huit accidents sur dix avec des animaux sont dû à une vitesse excessive » alors être témoins de ta stupidité et de ton irresponsabilité, certainement pas. AM et moi avons aussitôt été voir cette pauvre bête qui avait été tuée sur le coup, et le comble de l’horreur : cette pauvre bête déchiquetée, c’était une petite femelle qui allait avoir son bébé. Les larmes dans les yeux, j’ai pris cette petite bête pour aller la déposer sur le rebord de l’herbe et j’ai demandé à AM d’appeler la gendarmerie pour qu’ils envoient la DDE, afin qu’il l’enlève. L’individu, qui avait eu de la casse, n’arrêtait pas de nous dire « pourvu que mon assurance réponde », alors excédé devant un tel irresponsable, je me suis approché à un mètre de lui et lui ai hurlé « j’en ai rien à foutre de ta bagnole de merde, si tu n’avais pas roulé le nez dans le cul comme un con la pauvre bête serait encore en vie, alors arrête de nous faire chier avec ta bagnole, tu te démerdes ! ». Là, il a commencé par ravaler sa salive, et gentiment il nous répond « moi, en tout cas, je prends l’animal, ça me fera de la viande ». Excédés par tant de mépris, nous lui rétorquons qu’il n’en est pas question, qu’il n’en a pas le droit. « Maintenant ça devient dangereux tes conneries (nous étions sur l’autoroute), toi et ta bagnole vous êtes en vie alors tu me fous le camp » lui dis-je. Et pourtant ce n’est pas mon habitude de parler comme ça aux gens, mais comment garder son calme devant un tel individu ? AM est venu à côté de moi et m’as dit tout bas « calme-toi JM », et de lui répondre « oui, mais quand ce connard sera parti ». Ce qu’il fit. La DDE est arrivée trente minutes plus tard. Bien évidemment, nous sommes rentrés sur-le-champ chez nous, avec beaucoup de chagrin et ceci pendant de très longues semaines. Voilà, c’est notre réaction à cette triste expérience.
Par jean marie et anne marie Hardouin
Ecrire un commentaire - Voir les 265 commentaires - Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 265 commentaires - Recommander
Derniers Commentaires